le TMF en 65 kilomètres

5 mai

Ce week-end, qui aurait dû être un week-end Auvergnat c’est transformé en week-end Bellifontain. Effectivement, vu le temps désastreux annoncé, mes projets ont été revu autrement. Heureusement la forêt de Fontainebleau étant emplis de ressources il nous a été possible, à mon acolyte et moi-même, de nous retourner et d’organiser une expédition de quelques 65 kilomètres. J’ai pu lire dans le livre « Fontainebleau, une forêt de légendes et de mystères » de J.P. Hervet et P. Mérienne qu’il était possible d’en faire le tour en suivant le tracé vert et blanc du TMF : le Tour du Massif de Fontainebleau. Belle boucle de 65 kilomètres donc, à faire à pied ou à vélo. Etant donné que nous préparons le GR20 il était plus judicieux de préparer nos petons à une longue marche sur plusieurs jours.

Nous sommes partis le vendredi, espérant que la météo soit clémente, les sacs bien chargés. Près de 12 kilo pour moi et 15 kilo pour mon acolyte : tente, matelas, duvet, popote, conserves, céréales, eau, trousse à pharmacie, k-way, changes…ça pèse. Comme le parcours est relativement plat, nous partons pour 2 jours de marche. 30 bornes par jours c’est faisable ! Mais je prévois tout de même de quoi manger pour 3 jours. Les bivouacs et campings sont plutôt bien espacés sur le parcours; plusieurs possibilités s’offrent à nous.

Pour commencer nous avons garé le pick-up à Barbizon, en ville. Près de 20 minutes de marche avant d’atteindre notre point de départ. 10h20. Nous qui voulions le démarrer à 9h…Je ne sais pas comment il est possible de perdre autant de temps. La carte IGN comporte peu d’informations concernant les villes et nous avions du mal à repérer où nous étions exactement. La journée se passe pour le mieux. Les polaires nous tiennent chaud. Trop chaud même. Je termine les bras nus. Quelle sensation de sentir le frais de la forêt sur sa peau. La météo se maintient toute la matinée. Un tronc d’arbre nous servira de banc pour notre premier repas : pâtes et thon au curry. Le chef cuistot s’est dépassé. Je reprends des forces, avale quelques amandes et raisins et 30 minutes plus tard c’est reparti. Les jambes sont un peu raides. Il nous faut quelques minutes pour que le corps accepte à nouveau le poids du sac. L’après-midi passe et le vent se lève. La pluie de nous évite pas. Nous sommes obligés de nous réfugier sous les arbres en attendant que ça se calme un peu. Notre premier objectif était d’arriver à Samoreau… Mais nous nous arrêterons à Bourron-Marlotte, épuisés de fatigue après une journée de 10h dont 8h30 à marcher. Les trapèzes crient de douleurs, la nuque n’en peut plus, elle non plus. Là le camps de bivouac nous attend avec des tables en bois et un sol bien propre. Les nuages se lèvent et la soirée est douce. La bière et les chips sont accueillis avec joie. Nos démarches sont tellement ridicules après tant d’effort qu’on croirait des cow-boys boiteux. La nuit fût revigorante. Après 10h de sommeil, la seconde journée commence fraîchement.

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A notre réveil, une dizaine de tentes ont poussé autour de nous pendant la nuit. Je l’avoue elle a débuté relativement tôt pour nous : 22h. Des anglais, des belges, des allemands… venus pour la plus part, pour escalader les gros rochers qui jalonnent la forêt. La reprise se fait tranquillement, le temps de mettre la machine en route. Le parcours était long, ennuyeux car plat. Quelques rares côtes mais raides, nous ont permis de nous faire les cuisses. Mais dans l’ensemble le circuit n’est pas terrible. Nous avons abrégé le tour en ville à Avon car la ville ne mérite pas un tel détour. Par contre celle de Samois vaut le coup d’œil. Une fois arrivés à Samoreau, deux possibilités : dormir au camping de Samoreau ou pousser plus loin au bivouac de Bois le Roi. Il n’était que 16h, mais mes pieds souffraient le martyr. Une petite pause s’imposée pour leur redonner un peu de pêche. Je retire tout, les masse, les badigeonne de crème rafraîchissante pour les décongestionner un peu. Je place un pansement sur une belle ampoule qui a prit domicile sous ma voûte plantaire et change de chaussettes. Puis après 20 minutes de pause, c’est reparti pour au moins 2h de marche. Je n’en peux plus et bien 1h avant d’arriver, je ne parle plus. Mon acolyte tente de me faire rire, de lancer un sujet de discussion, de me motiver mais je ne suis plus là. Je marche, je marche, je marche. Mes jambes me tiraillent en haut des cuisses, mes pieds sont en bouillis. Je me retiens de pleurer, je me sens bête. Mon acolyte me propose de faire une pause, mais si je pose le sac je ne repars plus. Je continue. Il me regarde : » Je suis fatiguée… » et là j’éclate en pleure sans rien contrôler. Heureusement mon acolyte me remonte le moral. Lui aussi est vidé. Je sens mes muscles qui se détendent enfin. Et à peine je reprends la marche que je vois le bivouac. J’enlève mon sac, les chaussures, les chaussettes et je me masse les pieds encore et encore. Mon acolyte prend tout en main : monte la tente, va prendre de l’eau, prépare la popote et très vite tout est oublié. Je me marre, je chante et tout va bien. Encore une belle journée de près de 9h de marche. La fatigue est telle que la route qui borde le bivouac ne nous a absolument pas dérangé.

Pour le dernier jour, le réveil sonne à 6h. C’est dimanche et nous aimerions profiter de la journée pour récupérer un peu avant la semaine de boulot. Même si pour moi c’est plus que cool à ce niveau là. Pour le coup nous étions bien content d’avoir poussé autant la veille. Nous nous sommes réveillés dans la forêt et y sommes restés jusqu’au bout. Enfin nous retrouvions LA forêt comme nous l’aimons avec ses montées et ses descentes escarpées. C’est ce que j’aime. Le plat m’ennuie royalement. Les longues lignes droites qui jalonnent le TMF ne sont pas encourageantes. J’ai préféré mille fois faire les 25 bosses que ce parcours. Mais je suis contente de l’avoir fait, le sac sur le dos qui n’a pas été franchement une difficulté pour moi. J’appréhende surtout pour mes pieds et vais dès à présent être plus régulière à mettre la crème INOK qui renforce la peau.

Dans tous les cas, il reste tout de même bien agréable de se retrouver seuls en forêt, entourés de chants d’oiseaux, d’apercevoir des animaux filés sous notre nez, et ne croiser rien d’autres que des arbres. Le calme, la sérénité et un bel objectif qui serait compliqué à atteindre sans l’aide de mon acolyte qui ne s’arrête jamais d’être positif, enjoué et motivé. Merci à lui pour ces belles aventures qui ne font qu’être un début.

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Pour info : le matin nous mangions un bon bol de mueslis avec du chocolat Supplex, plein d’énergie et de protéines naturelles, que nous mélangions à de l’eau chaude. Pour la pause de 5 minutes que nous nous accordions après 2h de marche, nous prenions 1/2 barres de céréales de Meltonic, produits au miel que j’ai découvert lors du salon du running. Le midi c’était pâtes complètes avec du poisson en conserve et pour la pause de l’après-midi, une belle poignée d’amandes et raisins. Le soir nous options pour du riz qui est plus long à cuire que les pâtes, avec du poisson en conserve. Parfois nous profitons de passage en ville pour acheter quelques produits pour agrémenter tout ça : saucisson, fromage, pain, fruits…

See U !!

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