Paris-Versailles 2015

30 sept

Dimanche matin a été pour moi mon premier Paris-Versailles, alors que d’autres la parcourait déjà depuis 38 ans. Quel bonheur !

Déjà trois ans que je voulais faire cette course mythique, mais la première année je m’y étais prise trop tard et la seconde année, mon corps était épuisé du GR20 bouclé deux semaines auparavant. Donc c’est avec le sourire jusqu’aux oreilles que j’ai pris le départ avec ma super copine Sab, Sylvie étant dans une autre vague. Je ne savais pas si je pourrais la boucler étant donné mes douleurs aigus au ventre dès que je me mets à courir. Près de 1 mois sans pouvoir courir sur de longues distances, sans côtes, sans fractionnés. Je partais un peu déçue de ne peut-être pas pouvoir la vivre avec le plaisir tant attendu.

Je suis arrivé bien tôt sur Paris, pour profiter du levé de soleil sur la Tour Eiffel, toujours aussi superbe. Étonnamment il y avait beaucoup de modèles et de photographes jouant les âmes romantiques. La lumière était parfaite, les résultats devaient être assez beaux. Avec Sabine nous avons nous aussi pris notre petite photo avec la belle.

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Avec une légèreté de gazelles à peine réveillées nous nous sommes élancées dans les escaliers pour longer les fontaines et arriver sous les jupes de madame, là où se trouvait : toilette, consigne et quelques rayons de soleil. Parce que, oui, il faisait frais ce dimanche matin. Heureusement j’avais des manchons qui m’ont permis de ne pas me transformer en mister freeze. Après 1h bien tassée à attendre dans le sasse nous avons pu enfin prendre le départ, sourire aux lèvres et larmes aux yeux. Je suis émotive que voulez-vous. Je démarre doucement avec Sab à mes côtés. Les douleurs du ventre se réveillent immédiatement. Comme des coups de couteau sous les côtes. Je cours très doucement pour ne pas les réveiller d’avantage. Je mets plus de 6 minutes pour faire le premier kilomètre. Je me fais doubler de toute part mais reste concentrée pour ne pas prendre plus de vitesse. L’objectif est de terminer cette course que j’attends depuis des lustres. Alors je prends mon temps. Les gênes s’amenuisent un peu. Et voilà le 5ème kilomètre. Encore 1 kilomètre pour se mettre bien avant la côte. Je m’attends à un mur monstrueux. La fameuse arrive. Elle démarre doucement, le temps de se mettre en jambe. Sab’ me dit « bon courage » et je la laisse un peu derrière moi et j’y vais. Doucement encore mais les douleurs ne sont plus là. Arrive la seconde partie de la côte qui, elle, est franchement raide. Mais pas de soucis : doucement mais surement. J’arrive en haut sans difficulté, les jambes encore légères et le souffle présent. Je relance enfin, le corps en forme, les jambes légères, le souffle tranquille. Enfin de bonnes sensations. Je me souris à moi même. Je suis tellement contente d’être là où je suis. La course se poursuit, les kilomètres filent sans que je m’en rende compte. Une autre belle côte arrive, toujours aussi raide, mais je n’y pense pas. Je mets la musique adéquate, me traite de tricheuse et je double quelques essoufflés parti trop vite. Les côtes j’aime ça, j’en ai bouffé et ça paie bien malgré mon dernier mois d’entrainement foireux.

Je ne m’arrête pas aux ravitaillements. Je n’aime pas m’arrêter. J’ai mon camelback sur le dos et tout à dispo : mouchoirs, musique, pâte d’amande au cas ou… Je vole un quartier d’orange au second ravitaillement pour éviter un éventuellement coup de pompe. Tout va bien, mais je m’en voudrais d’en ressentir un, un peu plus loin. Il y a des bouteilles partout parterre. C’est une véritable porcherie. Courir là dedans est désolant au possible, parce que je sais pertinemment que malgré que les bénévoles vont ramasser tout ce bazar, il restera pas mal de plastique perdu dans la nature.

Je continue malgré des douleurs qui viennent et repartent. Je ne suis pas essoufflée, alors je continue. Je masse comme je peux les côtés qui me titillent et tout se passe au mieux même si ça n’est pas des plus confortable. Je cours, j’aime ça. Puis je vois l’arrivée face à moi. J’accélère comme je peux. J’ai l’impression de voler. Je crois un homme à terre avec une minerve et le visage tordu par la douleur. Les secours sont près de lui. Juste à quelques pas de l’arrivée. Quel dommage. Je passe les photographes, je passe l’arrivée et un jeune scout me mets la médaille autour du cou.

C’est fait : 16k66 en 1h38. Même pas mal, même plus peur. Je suis aux anges. Bientôt rejoins par Sab qui malgré son objectif atteint, a du mal à être fière d’elle. Je suis fière de moi, d’elle qui progressont à chaque course grâce à notre persévérance malgré les hauts et les bas de la vie, grâce à notre envie, notre niake. Motivées comme jamais nous nous sommes données rendez-vous dans 1 an pour montrer à cette sublime course que nous n’en avons pas fini avec elle.

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L’organisation était nikel. Les scouts ont été super motivés, motivants. Le seul hic c’est que nous avons laissé derrière nous un tracé de déchets: fringues, sacs poubelle, bouteilles, bouchons, tubes divers… et surtout des scouts bénévoles qui ramasseront tout ça. Je ne pense pas qu’ils auront les mêmes souvenirs que nous, coureurs.

See U !!

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